Juillet 2019

 


L' Edito du mois :

 

Jedito07uillet 44, les SAS Français sont sur le sol de la Patrie depuis un mois. Un mois de combats, de harcèlements, de sabotages, un mois de souffrances, d’épuisements, de sacrifices. Mais les nazis ont peur de ces hommes qui lors de la bataille de Saint-Marcel, encadrant les FFI, ont fait preuve de leur efficacité militaire et démontré que la France et ses fils étaient là et y resteraient. La réponse de l’occupant à cette détermination dans une Bretagne attendant désespérément la percée alliée, sera une chasse impitoyable et une politique de terreur qui au mépris de toutes les règles de la guerre et des sentiments humains, broiera les corps et les esprits. Si cette terreur amena certains à abandonner tout espoir, elle mit en exergue, chez d’autres, des qualités de courage et d’abnégation qui offrirent aux parachutistes des hommes à former, à encadrer ainsi que toute une logistique de ravitaillement, d’hébergements mais aussi de renseignements et de liaisons entre les unités et les alliés. Deux ans auparavant en juillet 1942, un jeune officier SAS licencié de philosophie fut tué lors d’un raid en Lybie. Il s’appelait André Zirnheld, dans ses affaires personnelles fut retrouvé un carnet contenant plusieurs poèmes dont un écrit en 1938 dont la seule lecture aurait pu faire comprendre aux Allemands que le mot renoncement ne faisait pas partie du vocabulaire de ces jeunes parachutistes venus sur le sol de France avec un seul objectif : la victoire !!!  Voici ce poème qui deviendra rapidement la prière du para

 

 
Je m’adresse à vous, mon Dieu
Car vous donnez
Ce qu’on ne peut obtenir que de soi.
Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste,
Donnez-moi ce qu’on ne vous demande jamais.
Je ne vous demande pas le repos
Ni la tranquillité,
Ni celle de l’ âme, ni celle du corps.
Je ne vous demande pas la richesse,
Ni le succès, ni même la santé.
Tout ça, mon Dieu, on vous le demande tellement,
Que vous ne devez plus en avoir !
Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste,
Donnez-moi, ce que l’on vous refuse.
Je veux l’insécurité et l’inquiétude
Je veux la tourmente et la bagarre,
Et que vous me les donniez, mon Dieu,
Définitivement.
Que je sois sûr de les avoir toujours
Car je n’aurai pas toujours le courage
De vous les demander.
Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste,
Donnez-moi ce dont les autres ne veulent pas,
Mais donnez-moi aussi le courage,
Et la force et la foi.
Car vous êtes seul à donner
Ce qu’on ne peut obtenir que de soi.

André Zirnheld

 


Lionel Lakermance, Vice-président AFPSAS

Évènements à venir:

 

Juilletevenement07


o 12 juillet 2019 : Kérihuel en PLUMELEC (56) 17 h 45 : Dépôt de gerbes au monument aux morts.
18 h : messe à Kérihuel et dépôt de gerbes.

 

o 13 Juillet 2019 : Saint-Pierre-Quiberon (56) Fort de Penthièvre.
9h45 : Commémoration en mémoire des Martyrs de la Résistance dont les parachutistes SAS, Arsène Juillard et Victor Mahé (4th SAS)

 

o 20-21 Juillet 2019 : Séglien (56) - Chapelle de Locmaria (dédiée aux S.A.S et résistants) WE du 20 et 21 juillet Rendez-vous a Séglien avec l'association GROG (Participation du Comité reconstitution avec l’appui du Comité scientifique de l’AFPSAS).
Venez découvrir l'histoire de la Base GROG, des parachutistes SAS du Cne DEPLANTE et de la résistance locale.

 

En juin 1944 le Capitaine Henri DEPLANTE reçu l’ordre de constituer la base GROG situé en centre Bretagne, afin de récupérer les parachutistes fuyant les Côtes du Nord, puis d’armer une à une les compagnies FTP et FFI. Dans la base GROG le Capitaine Déplante pris l’initiative de créer de petit groupe d’intervention et de harcèlement de l’ennemi. C’est pour cette raison qu’il y eut autant de parachutages autour de Guémené S/s. Henri DEPLANTE va résister deux mois dans la zone de GROG, durant lesquels il aura permis à 86 avions de larguer 2000 containers et d’armer plus de 6000 hommes.

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Août

 

o 25 Août 2019 : Paris (75)

Inauguration Musée du Général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris - Musée Jean Moulin (Denfert Rochereau)

Prise d’Armes et évocation historique à l’Hôtel de Ville de Paris

Horaires à préciser

 


Suggestion de lecture:

 

Mon oncle de l'ombre (éditions Skol Vreizh) Stéphanie Trouillard

mon oncle
12 juillet 1944. Des rafales de mitraillettes brisent le silence de l’aube dans une ferme du Morbihan. André Gondet, 23 ans, s’écroule sous les balles au milieu de ses camarades résistants. Ce sanglant épisode marque les habitants des environs au fer rouge. Dans la famille Gondet, la douleur serre la gorge et scelle les lèvres. La souffrance est aussi vive que silencieuse. Soixante-dix ans plus tard, André n’est plus qu’un nom sur un monument aux morts. De lui, il reste seulement un portrait dans un vieux cadre accroché sur un mur de la maison familiale. Une photo qui finit par attirer le regard et la curiosité de l’une de ses petites nièces. Qui était cet homme dont son grand père ne prononçait pas le nom? Quel était son combat? Par quoi était-il animé?

Pendant cinq ans, la jeune femme arpente les salles d’archives, interroge des témoins de cette période, s’échine à briser la solide chape de plomb qui continue d’entourer ce massacre. Grâce à ses remarquables recherches, un incroyable travail de fourmi qui l’amène jusqu’en Allemagne, elle assemble petit à petit les pièces du puzzle de la courte existence de ce maquisard breton. En se lançant sur les traces de ce héros ordinaire, elle rencontre aussi tous les acteurs de la guerre, aux rôles plus ou moins troubles, parfois glorieux, parfois honteux.  De son minutieux travail est né un récit poignant, "Mon oncle de l’ombre".


BIOGRAPHIE
Journaliste pour France 24, Stéphanie Trouillard est originaire de Nantes avec des racines familiales dans le Morbihan. Depuis plusieurs années, elle s'est spécialisée dans l'histoire de la Première et de la Seconde Guerre mondiale. Elle a notamment réalisé en 2017 un webdocumentaire "Si je reviens un jour", les lettres retrouvées de Louise Pikovsky, l'histoire d'une jeune lycéenne parisienne déportée à Auschwitz. Ce travail de mémoire a été récompensé par de nombreux prix en France et en Europe (Prix Europa, Prix Chaffanjon).  

 

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Le SAS du mois :  Meyer Sassoon 

 

Meyer SASSOON nait le 30 juillet 1915 à Alexandrie. Il fait tout d’abord ses études au Collège des Frères puis au Lycée français. La famille s’installe ensuite à Beyrouth où Meyer débute ses études de médecine. A la suite de celle-ci, il commence en tant que stagiaire dans un hôpital de Jérusalem.
Le 28 juin 1941, il rallie les FFL en Palestine et de nationalité britannique, il est affecté dans la Légion Etrangère à Beyrouth avant d’être muté quelques mois plus tard dans les FAFL. En septembre 1941, le sous-lieutenant Sassoon est affecté en tant que médecin au sein du groupe Lorraine à Rayack puis en janvier 1942, il rejoint la base aérienne de Damas. En novembre, Meyer Sassoon est affecté à l’Etat-major des FAFL en Grande-Bretagne et il embarque le 19. Affecté à l’Infanterie de l’Air le 12 mars 1943, il débute sa formation à Camberley et suit le stage chez les Polonais à Largo. Breveté le 16 juin à Ringway, il rejoint ensuite la Compagnie de Commandement du 1er BIA.
A ce poste de médecin du bataillon, le lieutenant Sassoon reçoit les plus grands éloges. Ainsi, le médecin-capitaine Chevalier, médecin en chef de Camberley écrit de lui « médecin-lieutenant dans une unité de parachutistes, vit avec cette unité spirituellement et maternellement, réalisant avec simplicité ce que doit être le médecin d’une troupe en campagne. Aime cette fonction, sait se faire aimer, estimer, et respecter de tous. Très solides connaissances médicales… »
Affecté au HQ squadron du 4th SAS, le lieutenant Sassoon est alors secondé notamment par l’adjudant Jean Salmon, le Sgt/C Louis Maury, Gadry Taher, René Mathieux et Roger Brand.
Parachuté dans la nuit du 9 au 10 juin 1944 sur la base Samwest, le lieutenant Sassoon apportera les soins aux blessés des combats du 12 juin avant de rejoindre le secteur de la base Dingson le 19 juin avec le Lt Martin et ses hommes. A la suite de la dispersion de la base, Meyer Sassoon et cinq ou six blessés sont installés à Kerfrioux près de la ferme de la famille d’Eugène Le Callonnec. Il participe ensuite auprès des hommes du bataillon aux opérations de libération de la Bretagne.
En septembre, le lieutenant Sassoon accompagne toujours le bataillon sur les bords de Loire puis en Champagne. Le 24 décembre, l’unité quitte Reims et prend la direction de la Belgique dans la cadre de la mission Franklin. Le commandant Puech-Samson, le capitaine Déplante, le capitaine Sassoon et Gilbert Lolo sont dans le véhicule de tête qui atteint dans la nuit le village de Mortehan. Surpris, une sentinelle américaine ouvre le feu. Grièvement blessé, Meyer Sassoon est évacué vers l’hôpital de Verdun où il décède le 10 janvier 1945.

David Portier responsable du Comité scientifique de l'AFPSAS

Lien vers le site de David Portier

Tribune Libre :

 

Juillet 1944 vit aussi l'engagement au combat sur le sol de France du 3rd SAS. Voici un article publié sur l'excellent  forum "Paras de tous les horizons" qui rend régulièrement hommage aux SAS Français

 

Avec "CONAN" au coeur de la France occupée.

A la mi-juillet 1944, les SAS du 3e régiment de chasseurs parachutistes sont engagés par petits groupes dans le centre de la France occupée, où ils combattront avec les FFI.

Peu à peu, les éléments du 3rd SAS quittent le camp de Darnel pour le camp secret de Fairford. Cette base est voisine d’un aérodrome d’où décollent chaque jour les Stirling et les Halifax qui larguent personnels et matériels sur la France. La perspective de combattre enfin calme pour un moment l’impatience de l’unité parachutiste française qui se morfond en Ecosse depuis de longs mois.

Depuis le 6 juin, les Alliés ont débarqué en Normandie, et le 4ème bataillon, le bataillon frère, se bat en Bretagne. Les nouvelles du front sont vagues, mais suffisent cependant à rendre enragés de jalousie les hommes du capitaine Conan, qui rêvent tant d’en découdre. Evadés de France, volontaires recrutés en Afrique du Nord et au Moyen-Orient composent une unité dont la naissance en Algérie, au milieu de querelles sordides entre Londres et Alger, a été difficile. De plus, ceux du 4e bataillon, les anciens de la 1re compagnie d’infanterie de l’air, ceux de Libye et de Tunisie, leur ont parfois fait sentir, sans trop de nuances, les prérogatives des ainés.

Pourtant, même si le 3e bataillon ne possède pas l’esprit de corps du bataillon Bourgoin, ses hommes ne le cèdent en rien pour le courage, la qualité de l’entraînement et la volonté de combattre.

Début juin, le capitaine Château-Jobert, alias Conan, peut compter sur un effectif de 591 parachutistes, dont 54 officiers et 64 sous-officiers.

Déjà, quelques SAS sont portés absents, et la mention « en opération » est portée en face de leur nom sur le tableau de service. Ainsi, des éléments ont été détachés au 2nd SAS Britannique ou encore aux 1st et 6th Airborne Division. La troop Thomé du 2e squadron a rejoint la 1st Airborne placée en réserve.

L'aspirant Daniel Plowright (Rémy Dreyfus de son vrai nom) a été déposé en planeur en début de soirée du 6 juin avec la 6th Airborne Division. Le sergent Paul Jarrige et l’aspirant jouent les interprètes et les éclaireurs au profit des paras britanniques. Durant quelques semaines, ils vont traverser les lignes, opérer sur les arrières ennemis et rapporter de précieux renseignements. Grâce à eux, le 12 juin, la RAF anéantit une concentration de Panzer camouflés dans le parc du château de Barneville.

Mais le grand jeu de cache-cache n’est rapidement plus de mise et, entre Troarn et Argence, la guerre devient l’apanage des unités constituées. Début août, l’aspirant et son compère rentrent donc en Angleterre. Ils auront encore l’occasion de retrouver l’atmosphère aventureuse des missions spéciales. De la même façon, l’aspirant Gourko réintègre le bataillon.

A Fairford Camp, avec l’attente et l’incertitude, la grogne est vite revenue. Le changement d’appellation du bataillon, qui devient 3e régiment de chasseurs parachutistes, ne calme personne. Le 6 juillet, la convocation du capitaine Fournier, commandant le 3e Squadron, et du capitaine Conan par le haut état major ramène l’espérance. Le destin se décide à sourire aux parachutistes du 3e RCP, les SAS vont enfin combattre.

Les Alliés sont sur le point de déboucher de Normandie, et déjà les Allemands, plus de 100 000 dit-on, refluent depuis le sud-ouest de la France. Ils tentent d’éviter d’être pris au piège. Le débarquement prévu dans le midi de la France ne devrait plus tarder. Aussi le 3e RCP reçoit-il pour directive générale d’interdire, en liaison avec les maquis et avec l’appui de l’aviation, toute action de contre-offensive des forces ennemies à partir d’une ligne tracée grossièrement de Nantes à Besançon.

Le régiment va donc éclater en éléments d’importance variable, répartis en une douzaine de missions pratiquement indépendantes les unes des autres. Parfois, le combat, la proximité ou le hasard rassembleront les acteurs d’opérations différentes, Parfois même, les hommes du 3e RCP rencontreront ceux du 2e RCP dur le terrain.

Le capitaine Conan va voir fondre son régiment. Il prendra le commandement d’une des missions, ce qui correspond assez bien à son tempérament : le patron du régiment est avant tout un chef de commando et il le restera toute sa vie.

De multiples opérations menées par des petits groupes.
Le lieutenant Poisson, de l’état-major du régiment, est le premier, à la mi-juillet, à quitter l’Angleterre pour la mission Dickens. Il est parachuté avec un officier anglais et une équipe jedburgh. Ils atterriront au hameau de La Plainelière près de Courlay, dans le département des Deux-Sèvres. Poisson a pour mission d’organiser l’arrivée du capitaine Fournier et de plusieurs sticks du 3rd Squadron.

Au bout de quarante-huit heures, sans nouvelles de Poisson, le commandement décide de renouveler l’opération en larguant une autre équipe composée de deux officiers, le lieutenant Boutillon et l’aspirant d’Azermont. Avec leurs opérateurs radio, ils reprendront à leur compte, dans un autre secteur, la mission du lieutenant Poisson. Dans la nuit du 16 au 17 juillet, malgré de longues recherches, l’avion ne trouve pas la zone de saut prévue. Les parachutistes sont largués non sur le bois d’Anjou comme envisagé, mais plus au nord, près de Chemillé. Le lieutenant se blesse à l’atterrissage, les hommes ont dispersés et le regroupement s’avère difficile.

Ce n’est que dans l’après-midi du lendemain que l’aspirant d’Azermont peut transmettre à Londres son premier message. Il en profite pour signaler l’existence de deux trains allemands en gare de Chemillé. Une escadrille de P-38 Lightning intervient rapidement et les détruit. La nuit suivante, le capitaine Fournier est parachuté avec ses hommes.

En quelques jours, les SAS du 3rd Squadron constituent plusieurs détachements qui, le 27 juillet, ont tous atteint leurs zones d’opérations, même les plus éloignées comme La Roche-sur-Yon, Saint-Maixent ou Fontenay-le-Comte.

Des parachutages d’armes et de matériel destinés à la Résistance ont lieu sur le bois d’Angou, d’où ils sont répartis entre différents maquis et organisations. Un de ces chargements tombe aux mains de l’ennemi qui, le 8 août, attaque la base tenue par l’aspirant d’Azermont, ses radios et une vingtaine d’hommes, dont une partie de volontaires FFI.

Son poste radio détruit à l’atterrissage, Poisson n’a pu donner signe de vie. La Résistance et diverses rumeurs lui ont permis de situer la position des parachutistes trois semaines plus tard. Blessé au cours de l’attaque du bois d’Anjou, in ne réapparaîtra que lorsque le Squadron sera rassemblé devant la Rochelle.

Au moment où le lieutenant Poisson retrouve les siens, un millier d’Allemands engagent le combat. Ils subissent de très lourdes pertes, 87 tués et 182 blessés. Malgré tout, la base doit être abandonnée, les SAS parviennent difficilement à s’échapper et doivent détruire le dépôt de matériel.

Deux jours plus tard, d’Azermont et ses hommes rejoignent le capitaine Fournier près de Bressuire, d’où sont lancées de nouvelles opérations : attaques de garnisons, harcèlement de convois, etc. Les renseignements permettent à la RAF des bombardements efficaces. L’armement et l’instruction des maquisards sont accélérés.

Fin août, la guerre de course prend fin. Le 3rd Squadron, dont le PC est installé à Fontenay-le-Comte, rassemble ses équipes et, après plusieurs contacts avec les SAS du capitaine Simon, parachutés en Haute-Vienne, il participe à la bataille pour la Rochelle, où se sont enfermés d’importantes forces allemandes. Les hommes de Dickens rejoindront au mois d’octobre le régiment au repos en Champagne.

Après la mise en place de Dickens, la cadence des départs vers la France s’accélère. Dans la nuit du 3 au 4 août, le capitaine Lazon, du Squadron de commandement, est parachuté en Bretagne avec un sous-officier et huit hommes du 2nd SAS. Ils doivent en principe sauter à 30 km au nord-est de Châteaubriant et mener des actions de guérilla sur les arrières allemands. En fait, ils sont largués à une dizaine de kilomètres du point prévu, et, lors de l’atterrissage, leur poste radio est détruit et un homme se fracture la cheville.

Rapidement, le capitaine Lazon rencontre les chars du 42e régiment blindé américain, avec lequel il combat pendant trois semaines, comptant un tué et trois blessés dans différentes actions de patrouille de reconnaissance et d’embuscade.

Dans le cadre de l’opération Derry, le 2nd Squadron, aux ordres du capitaine Sicaud, est parachuté au cours de la nuit du 4 au 5 août dans le nord du Finistère.

L’opération a pour but de compléter l’action menée en Bretagne par le 2e RCP et les maquis (en interdisant au maximum le repli adverse sur Brest), de renforcer les maquis locaux déjà encadrés par des équipes Jedburgh et de faciliter l’avance de la IIIe armée américaine entre Saint-Malo et Brest. Les hommes du 2nd Squadron devront également protéger de la destruction deux ouvrages d’art importants, les viaducs de Morlaix et de Plougastel.

L’opération Derry engage 90 parachutistes, dont 11 officiers. Comme les autres unités SAS, le 3ème RCP est richement encadré. Cette mesure est rendue nécessaire par la variété et les types d’actions qui lui sont confiées.

 

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