Leur dernier saut

L'Association des Familles des Parachutistes SAS

de la France Libre

vous informe

 

C'est avec une profonde tristesse et beaucoup d'émotion que nous avons appris, cet été le décès de Marcel Baron. Son fils, Jean Marc nous avait transmis ce message :

Mon père était très âgé, il souhaitait partir, nous y étions préparés. Il a fini ses jours, chez lui, dans son lit, en paix, entouré des siens. C’est mieux ainsi.Il ne souhaitait aucune gerbe à son enterrement. En revanche, il m'avait demandé qu'un avis paraisse dans votre bulletin, informant ses derniers compagnons de son départ.

Il est décédé samedi 21 juillet, à 10h, chez lui à Condé sur Noireau.

C'est donc en respectant la volonté de Marcel Baron et de sa famille que nous avons décider de publier la biographie rédigée par David Portier responsable de notre comité scientifique:

Marc BARON est né le 3 juin 1921 à Vassy dans le Calvados.          

Dès le début de l’occupation, il entre en résistance dans la région de Caen et le 20 novembre 1940, il est arrêté pour propagande anti allemande et distribution

de tracts. Incarcéré à la maison d’arrêt de Caen, il y organise la résistance à l’intérieur de la prison.

Libéré le 26 novembre 1941, il reprend aussitôt ces activités clandestines mais arrêté, il est cette fois déporté vers l’Allemagne le 16 novembre 1942. Le 4 décembre, il parvient à s’évader du camp situé près de Dortmund. Il rentre alors en France mais décide de passer par l’Espagne et il est interné dans les prisons franquistes du 4 avril au 30 juillet 1943.

Le 20 octobre, Marc embarque à Malaga à destination du Maroc. Là, il se porte volontaire pour poursuivre le combat et le 26 décembre 1943, il embarque à destination de la Grande-Bretagne. Incorporé aux FAFL à Londres le 8 mars 1944, il est affecté au squadron de commandement du 4e SAS à Auchinleck. Il débute alors rapidement sa formation par un stage  à Ringway où il passe son brevet le 3 avril. A son retour au camp, il est finalement muté au 2e squadron du capitaine Leblond puis détaché fin avril au C squadron du 1st SAS sous le nom de Johnny Baronjelle.

Dans la nuit du 13 au 14 août, les premiers éléments du C Squadron sont parachutés à l’est d’Auxerre pour installer la base Kipling en forêt de Merry-Vaux. Le 19 août, 20 jeeps et 40 hommes aux ordres du major Marsh sont déposés sur l’aérodrome de Rennes. Aussitôt, Marc Baron et les éléments du stick du Lt Roy Close prennent la direction d’Orléans puis traversent les lignes ennemies. Avec ses camarades dont Alec Borrie, il opère alors vers Avallon, Nevers, La Charité, Sens et participe à l’attaque d’un important convoi près de Chatillon. Au cours de l’un des premiers engagements, une jeep est détruite et le conducteur blessé. Marc Baron et Alec Borrie font demi-tour et parviennent à l’évacuer. Cette action vaut à Marc de recevoir la Military Medal.

Fin septembre, le squadron se rassemble à Cosne-sur-Loire puis rejoint Bruxelles le 5 octobre. Les SAS opèrent alors en Belgique dans le secteur de Hoogstraten près d’Anvers. Marc est blessé le 11 octobre à Walcheren au cours d’une patrouille sur les rives de l’Escaut. Rapidement remis, il rejoint l’unité et effectue avec son peloton jeeps des missions de reconnaissance en avant de la 3e DI Britannique en direction des Pays-Bas et le secteur de Nimègue. En janvier 1945, les SAS assurent la protection du port d’Anvers et au mois d’avril, ils opèrent aux Pays-Bas et en Allemagne où le sergent Marc Baron est de nouveau blessé le 22 avril à Freysothe par des éclats de mine.

Marc BARON est titulaire notamment de la Military Medal, Chevalier de la Légion d’Honneur, Médaille Militaire, Médaille des Evadés, Croix de Guerre 39-45

         

L'Association des Familles des Parachutistes SAS de la France Libre

vous informe 

ALLAINMAT André 2

C'est avec une profonde émotion que nous apprenons par sa famille le décès de notre ancien André ALLAINMAT qui nous a quitté le 23 janvier. André était à notre connaissance le dernier parachutiste de la France libre ayant appartenu à la 1re CIA du capitaine Bergé en Angleterre en 1941.

André Allainmat est né le 1er janvier 1921 à Guingamp. Début décembre 1939, son brevet en poche, il s’engage dans la Marine au 2e dépôt des équipages à Brest. Il est alors envoyé à l’école des radios-télégraphistes de Lorient. Le 17 juin 1940, André embarque sur l’aviso La Moqueuse et signe quelques jours plus tard son engagement au sein des FFL. Il embarque à Porstmouth sur le cuirassé Courbet puis, afin d’entrer plus vite en action, il s’engage le 20 juillet dans la marine britannique et embarque sur le destroyer HMS Ripley avec lequel il effectue des patrouilles dans l’Atlantique-Nord. Enfin, au cours d’une permission, il apprend que le capitaine Bergé cherche des volontaires et en mars 1941, il s’engage au sein de la 1re Compagnie d’Infanterie de l’Air à Camberley.

Dès lors, André suit la formation des commandos, participe à différents stages et est breveté à Ringway le 10 avril 1941. Il enchaîne ensuite avec une longue période de formation de radiotélégraphiste dans une école spéciale pour les agents clandestins.

En juillet 1941, tandis que le capitaine Bergé et une partie de l’unité rejoignent le Moyen-Orient, André rejoint la station 36 et est affecté aux Services de Renseignements.
Dans le cadre de la mission Dastar, André Allainmat est parachuté près de Montereau (Seine et Marne) dans la nuit du 7 septembre avec le sergent Raymond Laverdet. Les deux parachutistes sont chargés d’opérer en région parisienne, d’apporter leur soutien à l’organisation du réseau « Armée des Volontaires » et d’assurer les contacts avec Londres. En janvier 1942, le groupe reçoit le renfort du Sgt/C Louis Bourdat.
Suite à de nombreuses arrestations début 1942, les liaisons sont coupées avec le SR mais André poursuit son travail et prend des contacts avec Libération-Nord, effectue des sabotages, du renseignement et du contre-espionnage.
Début novembre 1942, plusieurs responsables du réseau sont arrêtés et le 7 novembre, André est capturé dans le bureau de poste du 17e arrondissement de Paris après un combat au cours duquel il est blessé. Après un passage rue des Saussaies au siège de la Gestapo, André est incarcéré à Fresnes jusqu’en septembre 1943, puis il est ensuite déporté à Mauthausen d’où il est libéré en mai 1945.

Très discret sur son parcours héroïque, André était officier de la Légion d’Honneur et titulaire de la Médaille de la France libre, Médaille de la Résistance, Médaille des Engagés Volontaires et Croix de Guerre 39-45.

Une cérémonie religieuse aura lieu mardi 30 janvier à 14h30 à l’église du Saint-Esprit, 186 avenue Daumesnil 75012 Paris. L’inhumation aura lieu le 31 janvier à Ploubazlanec et sera précédée d’une messe à l’église à 10 heures.

L’AFPSAS présente ses sincères condoléances à sa famille.

André ALLAINMAT
Déporté de Mauthausen
Officier de la Légion d’honneur
Croix de guerre
Médaillé des Engagés Volontaires de la Résistance
Médaille de la France Libre

L'Association des Familles des Parachutistes SAS de la France Libre

vous informe

 

C'est avec une profonde émotion et une grande tristesse

que nous vous faisons part du décès dans sa 99ème année de notre grand Ancien SAS

Djamil JACIR

 IMG 0079

Chevalier de la Légion d’Honneur

Commandeur de l’Ordre National du Mérite

Médaille Militaire

Croix de Guerre 1939-1945 (7 citations)

Médaille de la Résistance Française

Croix du Combattant Volontaire 1939-1945

Croix du Combattant Volontaire de la Résistance

Croix du Combattant

Médaille des Evadés

Médaille de l’Aéronautique

Médaille des Services Volontaires dans la France Libre

Médaille Coloniale (agrafe Libye)

Médailles Commémoratives avec agrafes

France – Libération – Grande-Bretagne – Allemagne – France Libre

Officier de l’Ordre National Ivoirien

Croix de Guerre des Pays-Bas

Africa Star Medal avec agrafe 8th Army

père de notre secrétaire Claude et de notre adhérent Félix JACIR

Ses obsèques se dérouleront en la Cathédrale Saint Louis des Invalides   

le mardi 26 septembre à 11 heures

en présence du Général (4S) de SAINT CHAMAS, gouverneur des Invalides.

Djamil JACIR sera ensuite inhumé au carré militaire du cimetière de Vaugirard.

---------------------------

Le Président Franck PAPAZOW et les Vice-Présidents  Hubert de FOUCHER et Jean-Pierre BRULON

seront présents

ainsi que des membres du Conseil d’Administration.

--------------------------

Des fleurs seront déposées au nom de l’AFPSAS 

--------------------------

André Rivot-Bontemps, le dernier acteur de la charge héroïque de Guy de Combaud de Roquebrune à Sennecey-Le-Grand

Dimanche 30/04/2017  l'ancien résistant de Sennecey-le-Grand André RIVOT-BONTEMPS est décédé à 98 ans.
C'était le dernier acteur vivant de la charge de G.de Combaud, le 04 Septembre 1944.

"Il fut probablement le dernier survivant de cette folle charge du 04 Septembre 1944 au cœur du village de Sennecey-le-Grand. Une charge désespérée, digne de celle du 06 Août 1870 à Morsbronn.
Et même si l'action se situe au milieu des vignes de Bourgogne et non celles d'Alsace, l'ennemi est toujours le Germain ("le Boche")!
Ce jour là, des Parachutistes FFL et des Patriotes du général De Gaulle, dont certains monté sur des Jeeps lourdement armées, ont remplacé les Cuirassiers et Lanciers à cheval. André Rivot, habitant de Sennecey, est
l'un d'eux. Né le 03 Juin 1919, il a tout juste 21 ans en 1940 quand il endosse l'uniforme et tente de s'opposer à l'invasion Allemande, mais il est néanmoins fait prisonnier le 24 Juin. Envoyé en détention en Allemagne au Stalag XIIa/Oflag XIIb, il est finalement libéré le 20 novembre 1943, et rejoint la Résistance peu après.
Mais, tôt ce matin du 04 Septembre 1944, à Montceau-Ragny, il est requis pour servir de guide au Squadron de Jeeps, pour leur entrée dans Sennecey où est signalé un fort parti ennemi.
Installé sur le capot de la Jeep de tête, celle du capitaine Guy de Combaud  de Roquebrune, il se maintient comme il le peu, agrippé au jumelage de Vickers, pendant que les 4 Jeeps et leurs équipages foncent vers leur objectif. Au cours de la traversé du petit village de Ruffey,un premier accrochage avec l'occupant oblige la colonne à modifier son itinéraire et la brusque embardé qui s'en suit éjecte littéralement André dans le fossé. Les véhicules ayant poursuivi leur route, notre Résistant rejoint en courant sous le feu ennemi, les positions amies.
Nul doute que la brusque manœuvre du conducteur de la Jeep de tête, lui aura sauvé la vie. Car de tous les membres d'équipages des 4 Jeeps ce jour là, seul 3 Parachutistes et 2 Patriotes devaient survivre, certains
marqués à vie, à cette charge folle. André était l'un d'eux et, il y a des années il avait accepté, d'abord avec quelques réticences dues à sa grande discrétion et modestie, de me livrer ses souvenirs de jeunesse
au cours de ces années de guerre. Et depuis nous avions toujours plaisirs à nous retrouver chaque 04 Septembre à Sennecey et, une certaine complicité était née!
Il a maintenant rejoint cette grande Armée, celle de tous ces hommes et femmes qui ont combattu loyalement, et ceci quelque soit leur drapeau.
Sa discrétion l'a fait souvent oublier lors des cérémonies du 04 Septembre, c'était pourtant le dernier survivant de cette charge et c'était aussi mon Ami..."

Eric-François LECOMTE, adhérent du comité Bourgogne

01
André, avec Anne-Françoise PATAILLE, responsable du comité Bourgogne de l'AFPSAS et déléguée départementale du Souvenir Français

02 
Lors des obsèques d'André

 03
André sur la jeep d'Eric-François LECOMTE, reproduction de "La Foudre"

L'Association des Familles des Parachutistes SAS de la France Libre

vous informe

C'est avec une profonde émotion

que nous vous faisons part du décès de notre grand Ancien du 4th ​SAS

Jean GÉRARD​


​survenu le 7 juin 2017à l'hôpital​ de Briare
Ses obsèques se dérouleront
​en l'église d'Ozouer-sur-Trézée (Loiret – 7 km de Briare)
​le ​mardi 13 juin ​2017​ à 14h30

a 002Jean GERARD est né le 13 novembre 1921 à Montmorot. Evadé de France par l’Espagne en janvier 1943, il est détenu pendant trois mois dans les prisons franquistesavant de rejoindre Gibraltar le 16 avril. Volontaire pour rejoindre la France libre, il embarque alors à destination de la Grande-Bretagne et atteint Liverpool le 2 mai. Engagé aux FFL à Londres le 2 juin, il se porte volontaire pour les parachutistes et est affecté à la 1re compagnie d’Infanterie de l’Air à Camberley au sein de la section Marienne.
Avec ses camarades, il suit alors tous les stages avec entre autres le stage commando à Inverlochy puis Largo du 1er au 16 août et Ringway où il est breveté. En octobre, il participe au stage à l’Airborne Forces Experimental Establishment de Sherburn-in-Elmet au cours duquel la section Marienne bat le record de vitesse de saut groupé.

En février 1944, le bataillon rejoint la région d’Auchinleck et Jean est alors affecté au stick du Sgt/C Raufast au sein du 3e squadron du 4th SAS au sein de la troop Marienne. Les hommes poursuivent leur entraînement et les sticks parcourent les landes écossaises. Pierre Marienne ne les ménagent pas et se montre très exigeant.

Parachuté sur la base Dingson dans la nuit du 9 au 10 juin en même temps que le commandant Puech-Samson, Jean participe alors avec ses camarades à l’instruction et l’encadrement des maquisards. Au matin du 18 juin, Joseph Galliou et Jean Gérard encadrent un groupe de la section Rio du Bataillon Le Garrec. Les combats sont acharnés et les hommes se battent avec courage pour assurer la protection des abords du château de Sainte-Geneviève. En fin de soirée, les deux SAS se trouvent isolés et parviennent à se replier vers Callac où ils prennent les ordres. Avec Alain Papazow, Jean est alors affecté à l’instruction des patriotes du maquis de Calan, effectue des sabotages et participe à la libération du secteur d’Hennebont.

Fin août, le 3e squadron rejoint Briare sur les bords de Loire et le commandant Puech-Samson lance des patrouilles en direction de Tours et Blois puis vers Issoudun, Vierzon et Châteauroux. A bord de sa jeep, Jean Gérard participe alors à des attaques de convois et assurent également les liaisons entre les différents pelotons ce qui l’amène à Ouzouer-sur-Trézée où il fera la connaissance de sa future épouse.

Après quelques mois de repos en Champagne, le bataillon est appelé en renfort dans les Ardennes. Affecté au peloton du sous-lieutenant Maurice Richard, Jean participe à des patrouilles vers Hatrival puis Saint-Hubert et Steinbach. Les hommes rivalisent alors d’audace et d’ingéniosité pour ramener des prisonniers car ils ont engagé une compétition avec le peloton Taylor.

Démobilisé en septembre 1945, il travaillera ensuite comme électricien et également éclusier à Ouzouer. Avec Jean-Dominique Paoli, nous avions eu le grand plaisir de retrouver Jean Gérard en 2009 lors de l’inauguration de la plaque commémorative à Briare.

Gerard jeepGerard Vengeuse